Cette ère est parfois appelée Ère Primaire de 600 à 248 millions d'années.
Apparition des principaux groupes de végétaux et d'animaux à l'exception des plantes à fleurs, des mammifères et des oiseaux.
Il y a 400 millions d'années, les êtres vivants commencèrent la difficile conquête des terres émergées.
POUR CE REPERER DANS LE TEMPS
Le Paléozoïque se décompose en 6 périodes :
Paléozoïque:
Cambrien (542-488 Ma)
Ordovicien (488-435 Ma)
Silurien (435-408 Ma)
Dévonien (408-355 Ma)
Carbonifère (355-295 Ma)
Permien (295-250 Ma)
Le Cambrien ( - 540 à - 505 Ma )
Cette période est la première de l'éon Phanérozoïque, elle est marquée par une extraordinaire explosion de vie dans les océans et vois l'apparition des premiers animaux au corps mou ou partiellement dur et des premières coquilles...
Par contre sur terre, sur le super continent Rodinia, rien, nada, pas un bruit, pas de végétaux et encore moins d'animaux. Le climat est chaud, étoufant, et le niveau des mers s'élève. La teneur en oxygène est très faible par rapport à aujourd'hui.
La naissance de ces mers peu profondes apporte les conditions idéales pour l'apparition de nouvelles vies animales.
L'expansion de la vie animale au Cambrien est une sorte de Big Bang de l'évolution.
L'Ordovicien ( - 505 à - 438 Ma )
Au début de l'Ordovicien :
Il y a 505 Ma, la vie animale n'existe que dans la mer. Vers la fin de la période, les animaux font leurs premiers pas sur la terre ferme.
Les premiers ectoproctas apparaissent ainsi que les récifs de coraux.
Les coraux isolés sont plus anciens et datent au moins du Cambrien.
Les mollusques, qui remontent eux aussi au Cambrien ou à l’Édiacarien (dernière période du précambrien), deviennent communs, plus specialement les bivalves, Gastropoda et Nautiloidea.
À la fin de l'Ordovicien :
Le climat devient si froid que presque la moitié des espèces animales disparaissent.
Un tiers de la faune marine s'éteint; les trilobites sont particulièrement affectés.
Cette période voit l'apparition des Nautiloïdes (des mollusques) et des premiers poissons cartalagineux.
Une des plus importantes régression du paléozoïque se produit, ce qui ammène à une réduction importante des mers qui, alliée à une répartition des continents sous de basses latitudes et une mauvaise ventilation des masses d’eaux océaniques, ainsi qu’a une glaciation très étendue engendre des dépôts de schistes, témoins de ces conditions catastrophiques.
A la limite entre l'Ordovicien et le Silurien, deux extinctions massives se produisent, peut-être suite à une grande glaciation qui aurait entraîné des désordres climatiques et écologiques rendant difficile l'adaptation des espèces et écosystèmes au recul de la mer sur des centaines de kilomètres, puis à son retour en fin de phase glaciaire.
Le Silurien ( - 438 à - 408 Ma )
Durant le Silurien, le climat se réchauffe ce qui permet à la vie animale de progresser.
A la fin de cette période, les animaux terrestres sont en nette augmentation mais peu d'entre eux dépassent quelques centimètres de long.
Sur la terre ferme, les premières vraies plantes font leur apparition et les premiers arachnides évoluent.
Le niveau des mers s’éleve. Ces changements permettent à certaines espèces de se développer notamment les euryptérides (ou scorpions des mers) .
Les plus grands animaux marins sont les euryptérides géants apparus durant l’Ordovicien, certaines espèces (Pterygotus) peuvent atteindre 3 m de long, ils sont les plus grands arthropodes de tous les temps.
Malgré tout, les mers du Silurien grouillent surtout d'animaux planctoniques de petites tailles.
Ils donnent naissance aux placodermes, poissons à mâchoire et cuirassés dont le corps était protégé par une véritable armure fabriquée de plaques de carbonate de calcium.
Aux sélaciens, des poissons au squelette cartilagineux comme les requins ou autres raies et chimères .
Ils auront aussi conduit aux poissons osseux primitifs, les ancêtres des poissons osseux actuels.
Parmi ces poissons osseux primitifs, il y a les crossoptérygiens : le coelacanthe qui vit dans l'archipel des Comores, en Afrique, et qu'on qualifie de fossile vivant, est le seul survivant des crossoptérygiens.
Par ailleurs, les crossoptérygiens donnent naissance aux premiers amphibiens à la fin du Dévonien (vers -370 Ma).
A la fin du Silurien :
Apparaissents les premières plantes vasculaires, c'est-à-dire des plantes munies de cellules capables de transporter l'eau.
Bien que la faune terrestre as beaucoup augmenté, peu d’espèces dépassent quelques centimètres de long.
Les premiers poissons apparaissent. Ce sont les Agnathes, Très primitifs, ils n’ont rien à voir avec nos poissons. En effet, ils ne possèdent ni mâchoires, ni vertèbres, ni vraies nageoires. Ils auront pratiquement tous disparus au Dévonien. Le seul survivant est la lamproie actuelle.
Le Dévonien ( - 408 à - 360 Ma )
Souvent connu sous le nom d'âge des poissons, le Dévonien est l'époque où les poissons à épine dorsale deviennent les maîtres des mers et s'aventurent sur la terre ferme.
Dans les mers la vie foisonne, certaines espèces sont toujours là : quelques variétés de trilobites, des brachiopodes, des coraux, des algues...
Par ailleurs les placodermes, poissons à plaques apparus au Silurien, sont rejoint s par d'autres poissons, plus petits et ... à écailles qui se diversifient et bientôt les poissons à arètes apparaîtrons.
Sur terre les plantes rampantes du Silurien laissent la place aux prêles et aux fougères et les premières forêts font leur apparition à la fin de cette période.
Les poissons tentent de sortir de l'eau, mais ils ne sont pas encore près pour celà, ils ont besoin de respier dans l'eau, ils évoluent donc entre terre et mer en attendant de donner lieu aux amphibiens... plus tard.
Les scorpions eux, sont sortis de l'eau et sont rapidement rejoint par les araignées. Ils seront bientôt les maîtres sur terre.
À la fin du Dévonien :
L'écosystème a été fortement atteint; les récifs disparaissent pour ne revenir que beaucoup plus tard, au Trias.
Les poissons marins sont affectés, alors que ceux d'eau douce le sont beaucoup moins; peu de trilobites survivent.
Le Carbonifère ( - 360 Ma à - 286 Ma )
Le Carbonifère débute il y a 360 Ma, après une extinction de masse (causée par un refroidissement du climat) qui a entraîné la mort de 70% des animaux marins.
Le Carbonifère voit la croissance de vastes forêts et d'immenses marécages luxuriants dans lesquels évoluent les premiers reptiles ainsi que les premiers insectes.
En outre, on voit apparaître les premiers arbres à écorce, qui lors d’incendie ou de leurs mort donnent le charbon, on appelle cela la carbonisation, d’où le nom de "Carbonifère".
Meganeura Monyi, une libellule prédatrice ateignant une envergure de plus de 60 centimètres !
Les bactéries capables de digérer ces nouveaux végétaux étant peu nombreuses, un grands nombre de composant issus de ces végétaux s’enfouissent dans le sol, ce qui permet d’augmenter le taux d’oxygène dans l’air jusqu’à 30% contre 21% de nos jours.
La taille d’un animal étant en relation avec sa capacité à respirer, il en résulte entre autre la grande taille des insectes de cette période.
Les libellules comme les Meganeura Monyi, véritables prédateurs, chassent d'autres insectes volants et autres petits reptiles, elles peuvent dépasser les 60 cm d'envergure.
Sur le sol les scorpions peuvent atteindre 75 cm de long, des araignées énormes comme la Megarachne chassent de petits reptiles et les milles-pattes gigantesques comme l'Arthropleura mesurant jusqu'à 3m de long hantent les forêts.
Dans les mers, de plus en plus de poissons à arêtes apparaissent, mais les océans sont dominaient par les échinodermes ou les crinoïdes sur les fonds des océans, mais la plupart des espèces sous-marines du Dévonien ont disparus.
Le Permien ( - 286 Ma à - 245 Ma )
Le Permien est la dernière période de l'ère Paléozoïque. Il se termine par l'extinction de masse la plus importante.
Au début du Permien, il y a 286 Ma, les continents forment un supercontinent appelé " Pangée".
La Pangée subit des conditions climatiques très variables et extrèmes, de 0° à 40°. Les reptiles s'adaptent à ces conditions difficiles. Certains, comme le Dimétrodon, est à sang froid.
Par contre, les chercheurs pensent que les Thérapsides (appelés aussi reptiles mammaliens) devinrent "à sang chaud" et adoptèrent une protection tout à fait nouvelle: la fourrure.
Les Thérapsides donneront naissance aux mammifères sans en être eux-mêmes.
Peu après leur apparition, ils évoluent en différentes variétés de carnivores et d'herbivores.
A cette époque, le prédateur par exellence est le Gorgonopsien. C'est le plus grand carnivore du moment, il s'agit d'un reptile mamalien se rapprochant plus du mamifère que du reptile.
Long de 4 à 5 mètres, un crâne de 45 cm, il possède une machoire terrifiante pour s'attaquer à tous les herbivores qu'ils croise dans le désert, aussi bien les petits Diictodons que les énormes Scutosaures.
Extinction du Permien / Trias:
Tout au long de sa jeune vie la planète Terre à jusqu'à là subie 2 extinctions de masse, celle-ci sera la troisième et la plus terrible.
Ce sera la plus importante extinction de masse connue.
On évalue qu'environ 96% de la vie animale sous-marine et 75% des espèces terrestres disparurent de la surface du Globe.
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